Un faux courriel imite souvent quelqu’un que vous connaissez, avec une adresse qui ressemble à la vraie. Lisez l’adresse au complet, ne répondez pas, écrivez plutôt à l’adresse que vous connaissez déjà et ne cliquez jamais sur un lien qui vous demande de vous connecter.
Simon FortinFondateur de JustSimpleWeb
Un courriel arrive : votre site a une erreur, il faut payer pour la corriger.
Il porte le nom de quelqu’un en qui vous avez confiance.
Un nom connu, une demande normale
Le nom de l’expéditeur, vous le connaissez : votre fournisseur, votre banque, la personne qui s’occupe de votre site. Le message est pressé, mais raisonnable. Il y a même une signature avec une photo.
On est occupé. On clique, on paie, on passe à autre chose.
Il suffit d’une adresse
Votre adresse courriel est sur votre site, dans la page pour vous joindre. Celle de vos fournisseurs aussi. N’importe qui peut la copier, puis créer en deux minutes une adresse Gmail qui lui ressemble.
Ça m’est arrivé récemment. Quelqu’un a créé l’adresse info.justsimpleweb@gmail.com et a écrit en mon nom : le site avait une erreur, il fallait payer. Ma vraie adresse, c’est info@justsimpleweb.com. La photo dans la signature n’était pas la mienne. Et le paiement était demandé en euros, alors qu’ici, tout se facture en dollars canadiens.
Heureusement, mes clients étaient bien avertis : tout s’est bien terminé, et aucune personne n’a été fraudée.
Personne n’est à l’abri, même ceux qui font des sites. Et ça ne vise pas seulement vous : quelqu’un peut aussi écrire à vos clients en se faisant passer pour vous.
Le faux livreur à la porte
Quelqu’un sonne chez vous en uniforme de livreur et demande à entrer. Vous ne vous fiez pas à l’uniforme. Vous appelez l’entreprise, au numéro que vous avez déjà, pas à celui qu’il vous donne.
Un courriel, c’est pareil. Le nom affiché, c’est l’uniforme.
Vérifier, étape par étape
1. Lisez l’adresse au complet
Pas seulement le nom affiché : l’adresse entière, ce qui suit le @. Méfiez-vous d’une adresse Gmail ou Outlook quand l’entreprise a son propre nom de domaine.
2. Cherchez ce qui cloche
La signature habituelle, la photo, la façon d’écrire, la devise, l’urgence. Un seul détail qui ne colle pas suffit pour s’arrêter.
3. Ne répondez pas
Écrivez plutôt un nouveau courriel à l’adresse que vous connaissez déjà, ou appelez au numéro que vous avez déjà. Demandez simplement : « Est-ce bien vous qui m’avez écrit? »
4. Ne cliquez jamais sur un lien qui vous demande de vous connecter
Banque, hébergeur, Google, plateforme de votre site : ouvrez le site vous-même, en tapant son adresse ou avec votre favori, et connectez-vous de là. S’il y a vraiment un problème, vous le verrez une fois connecté.
5. Prévenez vos clients
Indiquez votre vraie adresse courriel sur votre site et dans votre signature, avec la façon dont vous facturez. Une phrase suffit : « Nos factures arrivent toujours de [votre adresse], en dollars canadiens. » Si quelqu’un se sert de votre nom, avertissez vos clients sans attendre.
Vous pouvez aussi signaler le message comme hameçonnage dans votre boîte courriel, et au Centre antifraude du Canada.
Une habitude de deux minutes
Lire une adresse, écrire un nouveau courriel, taper soi-même l’adresse d’un site : ça prend deux minutes. Et ça évite de payer quelqu’un qui n’a jamais touché à votre site.
Si une étape vous bloque, on peut la regarder ensemble.